GENESE DE CAP VRAI ATLANTIQUE et CAP VRAI VENDEE.

CAP VRAI est né en 1976.

A cette époque, le Père MESNARD venait de confier la barre de Jeunesse et Marine aux anciens du mouvement et le développement spectaculaire de la plaisance l’avait amené à se poser la question: Quelle approche de Dieu peut être tentée auprès de ceux, de plus en plus nombreux, qui utilisent la mer comme source de loisirs ?

Pour répondre à cette question, il fallait d’abord prendre contact avec les plaisanciers. D’où la création, en 1979, d’un lieu de rencontre et d’amitié Cap Vrai, à Porquerolles, dans le fort de l’Alycastre appartenant à la Marine Nationale.

Cette escale, animée pendant les mois d’été, par une équipe de bénévoles, dès le début a remporté un franc succès, ce qui a amené le Père MESNARD, breton d’origine, à étudier la possibilité d’en installer une autre sur les côtes du Ponant.

Il a commencé à y songer sérieusement en 1980, et il a entrepris de faire le recensement de ses amis habitant la région : le Cdt Paul JACOB à La Trinité, Hélène CABANAS (qui, à la suite de Paul JAMIN, avait la responsabilité à Nantes d’un secrétariat CAP VRAI), et moi-même, dans la presqu’île de Rhuys.

Diverses implantations avaient été envisagées (notamment au port du Crouesty, ou au château de l’Etier, en bordure de la Vilaine) lorsque, par 1’intermédiaire d’un dominicain, frère du responsable des relations publiques du Conservatoire du littoral (Dominique LEGRAIN), le P.MESNARD a appris que le fort d’Hoëdic avait été acheté en 1978, à la demande des habitants de l’île qui craignaient les entreprises de promoteurs éventuels.

Il lui est apparu aussitôt qu’il ÿ avait là une occasion à ne pas manquer.

 

  1. PHASE PRELIMINAIRE (1981-1982)

Ne voulant pas gérer, directement le fort, le Conservatoire l’avait mis à la disposition de la commune par une convention signée en 1979; cependant la municipalité n’avait pas d’idée très précise sur l’utilisation qu’elle pouvait en faire. D’ailleurs, pour un certain nombre d’hoëdicais, le fort était le témoin de leurs jeux d’enfance, et, selon eux, le mieux était de ne pas y toucher.

Ce point de vue n’était pas partagé par tous, en particulier par les membres du Club Nautique hoëdicais qui comptaient bien y installer une salle de réunion.

Tout ceci, nous l’ignorions à l’époque, et le Père MESNARD, qui avait l’habitude d’aller de l’avant, a pris, dès 1981, son bâton de pèlerin, pour entrer en contact avec le Conservatoire du littoral et avec la commune d’Hoëdic.

Du côté du Conservatoire, la candidature de CAP VRAI pour créer dans le fort un lieu de rencontre et d’amitié, dès le début a bénéficié d’un préjugé favorable. Il désirait seulement disposer, à la faveur de cette installation, d’une vitrine qui lui permette, dans la saison d’été, de faire connaître son action pour la protection des rivages marins.

Mais l’accord de la commune était nécessaire, et, pour les raisons exposées ci-dessus, il n’était pas acquis d’avance.

Le maire, Alcime BLANCHET, et le recteur, l’Abbé LE GUILCHER, se sont laissés très vite convaincre, d’autant plus que notre projet avait reçu, dès le début, l’appui total du directeur de l’APPIP (Dominique Pinard). Il a fallu néanmoins plusieurs voyages du Père MESNARD à Hoëdic, au 1982, pour emporter l’adhésion du Conseil Municipal.

Fin 1982, c’était chose faite, et il devenait possible de passer à la phase suivante.

 

  1. CREATION DE L’ASSOCIATION « ESCALE CAP VRAI HOEDICAISE »(Fév. 1983).

L’escale de 1’Alycastre était gérée directement de Paris, par l’association CAP VRAI.

Estimant qu’il serait probablement plus facile d’obtenir des subventions, le Père MESNARD avait désiré que la future escale d’Hoëdic soit déclarée comme association locale.

Une réunion de fondation a eu lieu à Fournevay, le 22 février 1983, en présence de Dominique PINARD, pour l’APPIP, et de Bernard GERARD, délégué Bretagne du Conservatoire du Littoral. Elle comprenait, outre le Père MESNARD, délégué général de CAP ‘VRAI, Madame Hélène CABANAS, accompagnée de deux Nantais, et, pour le Morbihan, le Cdt Paul JACOB et moi-même. Paul JACOB, candidat tout désigné pour la présidence, s’étant désisté en raison de ses multiples engagements, c’est moi qui ai été élu.

La nouvelle association a été déclarée le 3 mars 1983 à la Préfecture du Morbihan, sous le N°38183. La publication légale a eu lieu dans le JO du 12 mars.

 

  1. CONVENTION AVEC LE CONSERVATOIRE DU LITTORAL (30 MAI 1983)

Cette convention, approuvée par le maire d’Hoëdic, concédait à l’ECVH (ESCALE CAP VRAI HOEDICAISE) la totalité du fort, à charge pour l’association :

-d’y aménager à ses frais un centre d’accueil comprenant l’arrivée d’eau, d’électricité et de téléphone,

-de réserver une salle au Conservatoire du Littoral, et d’en assurer le gardiennage en été.

– de réserver au public un accueil libre et gratuit.

Le Conservatoire, de son côté, devait prendre à sa charge les frais de mise hors d’eau du fort.

 

  1. FINANCEMENT ET TRAVAUX (1983/1984

Au départ, nos finances se composaient :

– d’une petite subvention de CAP VRAI (500frs)

– des cotisations des 5 ou 6 premiers membres,

Soit au total environ 1000 frs, ce qui était assez maigre pour assurer le financement des travaux à notre charge, évalués à cent dix mille francs, non compris le décapage des murs, les fenêtres et les divers branchements.

Celui de l’électricité, entre autres, devait se révéler particulièrement onéreux, puisqu’il fallait tirer une ligne en souterrain, exigée par les Sites, sur plusieurs centaines de mètres.

Heureusement, nous avons rencontré autour de nous beaucoup de compréhension et d’amitié, et nous avons obtenu successivement :

– par l’intermédiaire de l’APPIP, une subvention de 100 000 frs du Conseil Régional(Oct.83),

– la prise en charge par le syndicat intercommunal, dépendant de la DDA, des frais d’arrivée de la ligne électrique, les seules dépenses de branchement restant à notre charge.

Les travaux de mise hors d’eau du fort ont commencé à la fin de 1983, et les aménagements intérieurs dans le courant de 1984. A Pâques de la même année, les scouts marins de Vannes avaient accepté de venir décaper les murs, mais ils ne disposaient pas du matériel nécessaire pour atteindre les voûtes, le travail n’a donc pu être qu’ébauché.

Bien que le Conservatoire ait accepté de prendre à sa charge des travaux qui, normalement, incombaient à l’association, un complément de financement s’est avéré nécessaire, et nous nous avons été amenés à contacter le Conseil Général.

La seule façon d’obtenir une subvention, nous avait-on dit, était de la faire demander par la Commune, ce qui obligeait cette dernière à prendre la maîtrise des travaux. Le conseil, municipal ayant accepté, une subvention de 50 000 frs a été accordée.

Cette solution offrait un autre avantage : la possibilité de récupérer la TVA.

En mars/avril 1985, les travaux étaient pratiquement terminés, et l’ouverture du fort pouvait être programmée.

 

  1. INSTAUATION ET OUVERTURE DU FORT (ETE 1985)

Pendant toute la période préparatoire, nous avions lancé des appels tous azimuts aux donateurs éventuels pour réunir le matériel et le mobilier nécessaires à l’installation du logement des permanents. Nous avions également recherché des documents pour la décoration des salles.

Ces appels avaient été entendus et le grenier de Jean-Pierre et Marie- José de TROGOFF s’était peu à peu rempli d’un assortiment varié d’objets destinés au fort.

Restait à les transporter dans les meilleures conditions. Grâce à la Providence (et à Paul JACOB) nous avons trouvé un ami efficace : François DANIEL, ostréiculteur à Saint Philibert, qui a accepté de se mettre bénévolement à notre disposition. Et par une belle matinée de juin, matériel mobilier et documents divers, transportés de Crac’h à la cale du pont de Kérisper par Jean Pierre de TROOOFF et son tracteur, se sont entassés, avec l’aide des Scouts Marins, sur le pont du dragueur ostréicole. Le Ciel était avec nous, car la mer était calme, et la navigation vers Hoëdic a été sans problèmes….

Le fort a ouvert ses portes au début de juillet. Nous avons poussé un soupir de soulagement, car, contrairement à ce que nous espérions, les candidats à la permanence ne s’étaient pas bousculés. C’est grâce au dévouement de plusieurs membres de l’association que les deux mois d’été ont pu être assurés. (Par la suite, la situation s’est améliorée, grâce, notamment à un article que Mme Marie-Madeleine Martinie avait fait paraître dans Famille Chrétienne).

Nous nous demandions aussi comment se comporteraient les visiteurs. Dans ce domaine, nous avons eu une heureuse surprise : Dans l’ensemble, les réactions ont été très amicales et encourageantes. A noter cependant une certaine réticence de la part des habitants d’ Hoëdic. Elle s’atténuera au fil des ans, avant de disparaître.

 

  1. NOUVELLES CONVENTIONS AVEC LE CONSERVATOIRE ET LA COMMUNE (1987/88)

Dans les deux années qui ont suivi l’ouverture, d’autres parties prenantes se sont manifestées :

– le club nautique hoëdicais tout d’abord, dont le président, Michel BOLO, avait assez mal accepté que notre convention avec le Conservatoire nous concède la totalité des bâtiments du fort, alors qu’il estimait avoir un droit d’antériorité sur nous.

– L’Ecole Nationale de Voile de Beg  Rohu qui désirait disposer d’un gîte d’étape de croisière.

– les Randonneurs du Morbihan qui souhaitaient, eux aussi, avoir un point de chute Hoëdic.

Au cours de différentes réunions organisées par le Conservatoire, en présence du conseiller général, Jean-Michel KERVADEC, réunions auxquelles participaient habituellement Paul JACOB et moi-même, nous avons fait connaitre que nous n’étions pas opposés à de tels projets, sachant que nous n’aurions jamais la possibilité d’occuper tout le fort.

Nous avons simplement demandé qu’on nous réserve la poudrière, pour répondre à un vœu du Père MESNARD qui souhaitait la transformer en oratoire consacré aux sanctuaires marins bretons.

Tout cela a abouti, avec notre accord, à la suppression des conventions existantes et à leur remplacement par une convention générale entre le Conservatoire et la commune d’Hoëdic, des conventions particulières, soumises à l’approbation préalable du Conservatoire, entre la commune et les différentes parties prenantes.

Il faut noter que la convention générale comporte, en annexe, un programme détaillé d’aménagement et d’occupation du fort. C’est ainsi qu’il est précisé, au paragraphe 3, que la poudrière, nous est réservée.

La convention générale est datée du 22/07/87, et la convention particulière nous concernant du 22/03/88. Leur mise en application n’a soulevé, jusqu’à ce jour, aucune contestation.

 

  1. CHANGEMENT DE RAISON SOCIALE : CAP VRAI ATLANTIQUE (Mars 1989)

Au départ, la raison d’être de notre association était uniquement de faire vivre l’escale d’Hoëdic.

Après la mort du Père MESNARD, survenue brusquement le 3 mars 1987, plusieurs éléments nouveaux sont intervenus :

– L’escale de 1’Alycastre qui était gérée directement par Paris, s’est transformée en filiale, sous le nom de CAP VRAI MÉDITERRANÉE.

– La création d’un CAP VRAI MANCHE était en préparation.

– Une escale, indépendante de celle d’Hoëdic, commençait à fonctionner en été, à Arzon, à l’initiative de Pierre Bourguignon et de Joseph Le Guen.

– Enfin, en 1988/89, une implantation Cap Vrai était en cours en Vendée, sous l’impulsion de l’Abbé Claude BABARIT et du Père Denis BROUSSAT.

Nous avons pris conscience, à ce moment-là, de la nécessité d’élargir nos perspectives, et d’harmoniser notre raison sociale avec celles des autres filiales CAP VRAI.

Nous avons donc décidé, au cours d’une AGE en date du 4/03/89, de prendre la dénomination CAP VRAI ATLANTIQUE et de modifier en conséquence nos statuts.

Une déclaration a été faite à la préfecture du Morbihan le 10/03/89 (publiée au JO du 12/04).

CAP VRAI ATLANTIQUE comporte maintenant deux secteurs décentralisés : Bretagne Sud et Vendée.

 

  1. RENSEIGNEMENTS DIVERS CONCERNANT LE FORT

 

  1. ASSURANCE.

Nous sommes assurés pour la Responsabilité Civile par Mr TEXIER, agent de la compagnie Abeille/Paix, 4 Place du Loch à Auray. Té1.97 24 09 87.

Nous l’avons choisi parce qu’il était l’assureur de la commune d’Hoëdic.

 

  1. EDF.

Le contrat actuellement en vigueur (Réf.14 810 169 602 155 139) comporte les caractéristiques suivantes :

– Tarif domestique code 014

– Puissance : 6 KW

– Disjoncteur réglé à 30 A 220 volts monophasé

La consommation annuelle varie entre 1600 et 2000 Kwh. Le prix actuel du Kwh est légèrement inférieur à 0,58F, et celui de l’abonnement mensuel à 31F.

L’île d’Hoëdic dépend du district EDF du Palais à Belle-Ile.

 

  1. EAU.

Référence de notre abonnement auprès de la CISE Ouest, agence du Morbihan,

56408 Auray Cedex : 500117031801 5.

Actuellement, en attendant la pose de canoteurs séparés, on ne nous facture que 30M3 par an, alors que notre consommation, en période normale, est d’environ 70M3.

 

  1. DOCUMENTS EXPOSES.

Un certain nombre d’adhérents ou d’amis nous ont apporté leur concours. Citons entre autres

– André DESOUCHE : Bataille des Cardinaux

– Anne Marie FIDELIN : Flore d’Hoëdic

– Paul JACOB : Naufrage du France

– Xavier POUREAU : Coin Oratoire

– G.de LA TULLAYE et tome Juliette MILLION (de la société archéologique de Laval) : Fouilles sur le site néolithique d’Hoëdic.

– Mme LANOE-DUBOIS (résidente secondaire d’origine hoëdicaise) : Photos anciennes

– Henri BOTTIN qui, malgré sa vision un peu pessimiste de nos projets d’avenir, nous a fourni des documents divers et a écrit, à notre intention, l`histoire du fort proposée aux visiteurs.

  1. MATERIEL ET MOBILIER.

Les dons recueillis avant l’ouverture du fort ont été complétés par divers achats (Echelle double, aspirateur, etc..) et surtout, grâce aux relations de Jean-Pierre de TROGOFF, par la fourniture de matériel et mobilier déclassé en provenance de la Marine Nationale :

– En 1988 : 6 armoires, 3 tables et 9 chaises tubulaires;

– En 1991 : Doubles-lits avec matelas et couvertures.

Il serait souhaitable de refaire un inventaire complet du matériel et mobilier, tâche qui devrait incomber, entre autres, au futur responsable de l’intendance du fort.

Michel Riousse, Octobre 1993

 

CAP VRAI VENDEE – ESCALE VENDEENNE de CAP VRAI ATLANTIQUE

En référence : le texte de Michel Riousse: « Genèse de Cap Vrai Atlantique».

(Oct.  93)

1976 :

Fondation de l’Association « Cap Vrai » par le Père Ménard.

1983 :

Création de Cap Vrai Atlantique (Escale Cap Vrai Hoëdicaise)

1988 :

Rencontre à Paris au stand Cap Vrai du Salon Nautique à Paris et contacts pour mettre en place une escale vendéenne en lien avec Cap Vrai Atlantique. (Claude BABARIT).

Arrivée aux Sables du Père Denis Broussat à la rentrée 1989. Une équipe est constituée avec notamment des régatiers Laurent Tessier, Francis Prouteau des Sables d’Olonne et d’autres: Christian Charron, Serge Gallet, André Durand…

Création de l’escale vendéenne de « Cap Vrai Atlantique »

1989 :

Accueil par la Paroisse Notre- Dame des Sables des 40 bateaux de la « Flottille St Jacques » vers Compostelle. Ils vont par la mer et la Gallice à la rencontre de Jean-Paul Il (9-24 août).

 » Cap Vrai Vendée » assure l’accueil aux pontons de Port Olona.

1990 :

Pierre Hervouet, vicaire épiscopal pour la côte vendéenne, et l’équipe du doyenné des Sables avec Christian Majou demandent à « Cap Vrai » aux Sables d’assurer une présence chrétienne dans le monde de la plaisance.

Nous ne serons pas des prestataires de service. D’autres le font mieux que nous par des offres de croisière ou de formation.

Notre visibilité apparaît à travers:

– un voilier ‘Sangria’ de 8m basé aux Sables à partir de février 1990.

– pour un temps par la maison des Religieux Passionnistes de la Chaume « lieu d’accueil et de ressourcement » avec notamment le P. Denis Broussat.

– des articles dans la presse départementale, le bulletin inter paroissial des Sables.

– une place dans le dépliant des paroisses toute l’année et plus spécialement en saison.

– 3 animations de messes par an à Bourgenay.

– la distribution de dépliants « Cap Vrai Vendée ».

Cette même année rencontre entre Pierre Hervouet, vicaire épiscopal, Christian Majou, curé des Sables d’ Olonne, l’abbé Yves Clénet, délégué à l’Apostolat des laïcs pour le diocèse, le Père Denis Broussat et l’abbé Claude BABARIT (aumônier diocésain en JICF et en animation de groupes de jeunes l’été sur la côte-sud).

Il est retenu:

-un Pèlerinage Maritime du 26 août au 2 septembre en lien avec les Pèlerinages diocésains de Vendée avec envoi lors de la messe à Notre Dame le dimanche 26. Yeu, Hoëdic, Ste Anne d’ Auray et retour la semaine suivante.

– la mise en place d’information dans la presse spécialisée de la plaisance, au port, dans les paroisses,

– des sorties en mer avec temps de partage,

– une référence pour la première année à la maison des Passionnistes de la Chaume.

Entrevue avec Mr Guédon, maire des Sables d’ Olonne obtenue par le Père Denis Broussat et Mr Pascal Nicolas, éducateur, le 2 février 1990. Gratuité de la place de port pour deux bateaux: le « Cap Vrai  » et le « Ventôse ».

« Cap Vrai Vendée » se fait connaitre auprès des plaisanciers vendéens. Distribution de dépliants dans tous les bateaux aux Sables. Articles dans Ouest-France et Presse – Océan.

La vocation maritime et touristique de la Vendée est reconnue :

Mgr Garnier avait déjà choisi pour son ordination épiscopale en 1991 des textes sur la mer (naufrage de Paul, Jésus calme la tempête.)

Il écrit à chacun des navigateurs solitaires du  » Vendée- Globe. »

Ponctuellement notre évêque prend lui-même la barre de nos trois bateaux les plus habituels: le « Cap Vrai », le Ventôse et le Pari (Port-Bourgenay).

1992 et 1993 :

les routes maritimes encore : celles de Pâques d’abord, puis  une semaine l’été. Du 19 au 29 août 1992, 3° route maritime d’été : 3 voiliers ; météo difficile, on ne peut sortir des Sables d’Olonne que le 3° jour.

Présence à la course de l’EDHEC aux Sables et proposition de célébration distribution d’invitations à tous les plaisanciers et aux concurrents de la course.

Lien avec les journées pour jeunes à l’île du Pilier (juillet et août). Chaque dimanche après-midi 10 à 30 Jeunes, s’embarquent pour 24 heures de prière et de désert dans cette petite île au large de Noirmoutier.

Accueil de groupes d’aumônerie scolaire, (Challans) ou de confirmation (La Roche) Sorties en mer à la journée et débats.

Camp avec la Jicf (Jeunesse Indépendante Chrétienne Féminine) des Sables et de Challans à Talmont. (Été 1993).

Pour le deuxième « Vendée-Globe », tour du monde à la voile en solitaire, Mgr Garnier, évêque de Luçon propose une Bible à chaque skipper.

1993.

Gros temps sur l’association nationale « Cap Vrai. »

Le Père René Aucourt rappelle que le Service de la Pastorale du Tourisme et des Loisirs demeure la « référence épiscopale de Cap Vrai »

A « Cap Vrai Vendée » nous entendons rester « escale vendéenne » à l’intérieur de « Cap Vrai Atlantique ».

Depuis les origines le bureau de l’équipe vendéenne se réunit chaque trimestre pour faire le point de son insertion dans la pastorale vendéenne et chaque fois un compte-rendu est envoyé au vicaire épiscopal pour la Pastorale du Tourisme.

Au colloque national de la Pastorale du Tourisme les 22 et 23 octobre 1993, Dominique de Brion dans sa rétrospective situe historiquement Cap Vrai à l’intérieur de la PRTL. (Actes du Colloque page 72).

Fin 1993 et sous l’impulsion d’Eric Le Forestier, nouvel aumônier national, de Jean-Claude Langlet, président de Cap Vrai Atlantique, Christian Darentière de Paris et de quelques autres une nouvelle structure est mise en place.

De nouveaux statuts réunissent désormais sur le mode d’une fédération Cap Vrai Atlantique les plus nombreux, Cap Vrai Paris, Cap Vrai Méditerranée et Cap Vrai Manche. La relance de la revue ou d’un simple bulletin de liaison sera étudiée.

 

1994.

Développement des journées et week-ends de navigation pour jeunes avec l’association  » Vivre à Saint-André ».

Le voiler «Ventôse » à Grand Largue pour le rassemblement à l’île d’Hoëdic des jeunes en foyers d’hébergement.

Sorties en mer avec le foyer départemental de l’Enfance (la Brossardière à la Roche sur Yon, le foyer pour adultes l’Escale, Handisport.

Adhésions d’autres voiliers, « Fleur de Pommier », Sibéran, La fille du Vent », qui sortent aussi pour des jeunes.

4° route maritime d’été : 15 participants, du 4 au 11 septembre. De Port-Bourgenay à Hoëdic et retour.

 

1995

Equipe vendéenne très présente au stand « Cap Vrai » du Salon Nautique. A la route maritime de 15 jours à 4 voiliers fait écho un week-end en automne aux Sables d’Olonne.

Camp de 3 jours en mer pour jeunes de l’aumônerie de l’enseignement public à la Toussaint.

6° route maritime d’été : du 6 au 15 août. Même voiliers que l’an passé, avec en plus «Ventôse» et «Petit Gibus;». 21 participants.

1996

Travaux importants sur « Ventôse et « Cap Vrai » que les propriétaires continuent de nous mettre gratuitement à disposition. L’EREA de St Jean d’ Orbestier s’y investit (voir Journal des Sables du 23-2-96). Rassemblement d’avril aux Sables avec la participation du Père Fabien Mounier, concurrent heureux de la mini-transat en solitaire.

– Préparation de l’accueil de la course de l’EDHEC aux Sables : 13 – 20 avril

-Week-end  » Grand-largue » pour jeunes en difficulté sociale. -Route maritime de l’Ascension (4 bateaux) et celle de l’été… 7° route maritime d’été. Vers le sud cette fois: Ile de Ré, La Rochelle, lle d’Aix. 4 voiliers: Cap Vrai, Magnificat, Fleur de Pommier. Thème: « Vous êtes le sel de la terre ».

-Liens avec le Lycée Professionnel des Sables à la Chaume (moteurs dans les ateliers. Coque de l’Amande dans la cour.

-Camp maritime de jeunes avec St André d’Ornay (2 bateaux en août) – Lien par des adhérents avec l’A.P.P.O  » Amicale des Plaisanciers de Port Olona. »

-Fête  » Cap Vrai  » aux Sables des 12 et 13 octobre:

– Fin octobre:

visite de Mgr Garnier aux skippers du Vendée-Globe qui leur offre un C.D. pour leur Noël dans les mers du Sud.

– Bénédiction du bateau L.G. de Thiery Rouf, québécois au départ du Vendée-Globe avec pour « Cap Vrai Vendée » Hubert Trocart, Nono Lévi toux et Claude BABARIT.

– Messe du 10 novembre animée par « Cap Vrai » à Notre-Dame de bon Port aux Sables pour le 30 départ du « Vendée-Globe ».

 

1997

« Cap Vrai escale vendéenne » prend une orientation nouvelle et risquée : en mars un courrier remis à des adhérents annonce: « il nous faudra faire l’acquisition d’un voilier propre à « Cap Vrai »… Nous cherchons des partenaires financiers ».

– 8° route maritime d’été : à nouveau les îles de Vendée et la Bretagne-Sud. Du 2 au 10 août. On ouvre la Bible au livre de Jonas. 3 voiliers: Cap Vrai, Nord (un Folie Douce) et Kappa (Kelt 31).

– En septembre, un courrier annonce la signature d’une « chartre de Partenariat « entre une banque le « Crédit Maritime » et l’Association « Cap Vrai Vendée » sans concertation avec la Fédération.

– Annonce de la vente du bateau « Cap Vrai »

– Création des associations « Le Bon Cap » et « Cap Vrai Vendée » (indépendante de « Cap Vrai Atlantique).

 

1998

Le n° 2 du journal « Partage », éditée par l’association  » Le Bon Cap », annonce la première A.G. de « Cap Vrai Vendée » pour le 10/10/98.

Ce même journal rend compte de :

-la navigation « Mer et Bible », du 6 au 28 juillet. Les Sables – Brest et retour, avec le voilier « Kappa » et une quinzaine de participants répartis sur trois semaines.

– la « navigation-partage » d’été du. 8 au 16 août 1998 où Khamsi et Ventôse rejoignent Magnificat ; du côté de Ré, Aix et Oléron.

Novembre 1998: on lit dans le bulletin de la fédération, sous la plume du Président Jean-Claude LANGLET : « L’escale Vendée a voulu prendre son indépendance et devenir Association Cap Vrai Vendée. Nous lui avons donné notre accord en lui demandant de bien respecter les règles Fédération. Une divergence profonde est apparue quand Cap Vrai Vendée a souhaité devenir propriétaire d’un bateau. Nous pensons que le rôle d’une association Cap Vrai n’est pas de posséder un ou plusieurs bateaux (…) Aller dans ce sens risque de transformer Cap Vrai en Association organisant des sorties payantes ce qui est contraire à notre éthique, avec tout ce que cela comporte de chasse aux subventions pour entretenir le bateau.

  • Le choix de la Fédération est que ses membres mettent leurs bateaux à la disposition de la Fédération. Nos efforts doivent être d’inviter des propriétaires de bateaux à nous rejoindre.
  • Pour respecter cette priorité Cap Vrai Vendée a fondé une association « Le Bon Cap » qui serait propriétaire et gestionnaire du bateau mis à disposition de Cap Vrai. A l’heure actuelle il y a trop d’ambiguïté dans ce choix pour que la Fédération l’accepte. Il semble, entre autre, que le « Bon Cap » devienne l’association principale et « Cap Vrai » l’association « satellite ».

En conséquence de ces choix, Cap Vendée a fait don de son avoir financier à Bon Cap.

A ce point de son histoire, Cap Vrai Vendée peut-il être reconnu par la Fédération en qu’association indépendante? Ou bien doit-il redevenir une escale de « Cap Vrai Atlantique »?

N’est-il pas souhaitable que Cap Vrai Vendée demeure à l’intérieur de la Pastorale du Tourisme. Ce service d’Eglise propose des outils: la « Haltes » et des rencontres, comme le colloque international de Nice en nov. 98 sur le thème « Jubilé de l’an 2.000 en Méditerranée ». Deux membres de « Cap Vrai » y ont participé.

1998 :

Claude BABARIT rentre d’un an de formation à la catho de Paris. L’association «Bon Cap» cesse toute activité. «Mer et Bible» prend le relais, avec le voilier Kappa, aux Sables d’Olonne. On trouve des comptes-rendus pour chaque année le bulletin de la Fédération des Associations «Cap Vrai», édité sous la responsabilité du Président Jean-Claude Langlet, relayé en 2011 par Hubert Rossignol.

Claude BABARIT 21/04/2012